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Bienvenue dans le ciel du Jura
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Comment je suis passé de l'astronomie à l'astrophotographie

Au début des années 80, j'avais 20 ans.
Avec l'une de mes premières paies, j'avais acheté un télescope newton complet de diamètre 110mm et de focale de 900mm à la Redoute...
La monture équatoriale n'était pas motorisée mais j'avais pu observer les magnifiques cratères sur la Lune, mais aussi Mars, Venus, Jupiter et Saturne.
Par contre, le ciel profond (galaxies, nébuleuses) ne laissait apparaître que quelque très vagues formes pales sans couleur.
J'avais tenté de prendre des photos de la lune avec mon appareil argentique, mais les résultats étaient très décevants.
Les films diapo étaient très peu sensibles (64ISO) et sans motorisation, aucun espoir.
Dans le ciel profond, les signaux lumineux sont extrêmement faibles. Même avec un télescope de grande taille, d'un diamètre de 300 à 400 mm, nos yeux ne parviennent pas à distinguer les couleurs des objets célestes !
Nos yeux peuvent être comparés à une caméra avec une exposition très rapide, d'environ 1/20 seconde (soit 0.05 seconde).
En astrophotographie, les séquences d'expositions durent au minimum une heure (3600 secondes), bien plus longtemps que ce que nos yeux peuvent percevoir en une fraction de seconde.
Le rapport entre ces deux temps nous donne une idée de la quantité de lumière capturée par l'appareil photographique par rapport à celle que nos yeux peuvent voir. Ce rapport est donc de : 3600 / 0.05 = 72000
En d'autres termes, pour observer la même scène en visuel qu'avec une photo prise sur un télescope de ⌀80 mm et une exposition de 3600 secondes, il faudrait un miroir de diamètre bien plus grand ! Ce diamètre serait :
\( 2 \times \sqrt{72000 \times 40 \times 40} = 21466 \, \text{mm} \) soit 21.4 mètres !!!
Cela montre l'énorme différence entre la capacité de nos yeux et celle des prises de vues photographiques en matière de collecte de lumière.

Les années passent, nous sommes vers 2010, les Appareils Photos Numériques remplacent les argentiques.
Ces APN étaient beaucoup plus sensibles et les photos pouvaient être traitées par ordinateur.
Quelques logiciels évoluaient autour de cette nouvelle science, l'astrophotographie, jusque la réservée aux grands astronomes.
J'ai donc investi dans une lunette de 80mm avec une monture équatoriale que j'avais motorisée par mes propores moyens. Mon APN était un Canon EOS450.
J'avais la cinquantaine, et j'étais bluffé par mes premières photos.

Maintenant j'ai déjà plus de 60 ans et je suis toujours admiratif. Chaque point du ciel nous cache une surprise, par sa forme et ses couleurs.

Mon lieu d'observation est mon jardin, situé dans le Jura sur la commune de Macornay.
Ce n'est malheureusement pas un site exceptionnel, la pollution lumineuse est moyenne avec une météo plutôt capricieuse.

Mon Setup :

  • Lunette triplet SW Esprit100 focale=550mm F5.5
  • Monture équatoriale SW EQ6-r
  • Camera couleur refroidie ZWO ASI294MC
  • Camera d'autoguidage ZWO ASI120MM
  • Filtres IR/UV_cut ou Ha/O3_7nm

Les Softs :

  • STELLARIUM, planetarium
  • NINA, séquenceur de photos
  • PHD2_Guiding, autoguidage
  • SIRIL ou DSS, alignement et empilement des photos
  • PHOTOSHOP, traitement des images
Télescope APO de 100 mm avec monture équatoriale utilisé pour capturer des images du ciel profond

Galerie Photos 2021-2024

Bien entendu, je suis disponible pour toutes discutions ou démonstrations sur ce vaste sujet.
« L’apprentissage ne fatigue jamais l’esprit » Léonard De Vinci

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